L'avenir du Diesel : Approche et solutions

Notre livre blanc

Le diesel représente actuellement plus de la moitié des immatriculations de véhicules de tourisme et de véhicules utilitaires légers en Europe. Sur le segment des flottes, ce sont même les deux tiers des véhicules qui fonctionnent au diesel.

Le récent scandale des dispositifs d’invalidation et les inquiétudes résultant de l’interdiction d’accès de certains véhicules aux zones de circulation restreinte dans plusieurs grandes villes suscitent aujourd’hui une incertitude croissante de la part des marchés européens quant à l’avenir du diesel. Arval a donc décidé de publier ce livre blanc sur le diesel.

En sa qualité de loueur multimarque indépendant de parcs automobiles dans toute l’Europe, Arval analyse les tendances et les avis des experts sur les technologies et l’utilisation des véhicules. Le groupe propose également à ses clients et aux conducteurs ses conseils et son assistance dans le choix d'un nouveau véhicule. Face aux questions et préoccupations récemment suscitées par les moteurs à combustion interne, en particulier les moteurs diesel, le groupe Arval, conscient de la disponibilité croissante d’énergies de substitution, a modifié sa méthode de calcul du Coût total de détention (TCO). La méthodologie Arval, qui tenait déjà compte du paramètre de coût du carburant ainsi que des taxes applicables, permettra désormais d’intégrer des composantes spécifiques liées au conducteur, tels que le kilométrage réel ainsi que les lieux et habitudes de conduite. Les clients devraient ainsi pouvoir choisir en toute connaissance de cause parmi les différents types de véhicules disponibles.

 

Qualité de l’air et viabilité du diesel

Les émissions de gaz à effet de serre (GES), et plus précisément les émissions de dioxyde de carbone (CO2) sont un enjeu majeur de la politique environnementale depuis plus de vingt ans. C'est par ailleurs dans ce cadre que la logique favorisant les véhicules diesel a été introduite en Europe. L’approche basée sur les émissions de CO2 (directement liée à l’efficacité énergétique) ainsi que l’augmentation généralisée des prix du carburant ont contribué à une augmentation significative de la part de marché des véhicules diesel en Europe, au détriment des voitures à essence.

L'opinion publique est de plus en plus consciente des incohérences existant entre les mesures effectuées dans le cadre de tests en conditions réelles sur la route (consommation de carburant, émissions de CO2 et d’autres polluants atmosphériques, notamment les oxydes d’azote – NOx) et celles réalisées lors des essais en laboratoire selon le Nouveau Cycle européen de conduite (NEDC), désormais obsolète. L’affaire Volkswagen, qui a défrayé la chronique en 2015, ainsi que la diminution moins significative que prévue de la pollution atmosphérique urbaine ont intensifié le débat autour de l'impact environnemental des différents types de carburant, et en particulier des véhicules diesel.

Par conséquent, certains gouvernements (notamment la France et le Royaume-Uni) ont annoncé leur volonté de mettre fin à la vente de voitures et véhicules utilitaires légers neufs à motorisation classique essence et diesel d’ici 2040, et de créer des Zones à Circulation Restreinte (ZCR) dans un certain nombre de grandes villes. Il convient de noter que, selon nous, l’interdiction de circuler dans les ZCR ne s’appliquera pas à tous les véhicules diesel du jour au lendemain. Cette mesure concernera tout d’abord les véhicules d'anciennes générations, ce qui limitera fortement l’impact négatif sur les flottes dans les années à venir, dans la mesure où les flottes sont généralement composées de véhicules plus récents.

Le NEDC a été remplacé par la Procédure d'essai mondiale harmonisée pour les voitures particulières et véhicules utilitaires légers (WLTP) et la Procédure d’émissions en conditions réelles de conduite (RDE) Les émissions mesurées à l’aide de ces nouveaux essais devraient refléter de manière plus juste les conditions réelles de conduite. Une période de transition, applicable jusqu’au 1er janvier 2019, devrait donner aux équipementiers et autorités locales le temps nécessaire pour s’adapter. La Commission européenne estime que les valeurs ainsi obtenues ne devraient pas se traduire directement par une augmentation de la fiscalité, même si nous savons déjà que des écarts de l’ordre de 20 % (mais limités à 80 %) sont à prévoir par rapport aux valeurs actuelles.

Afin d'atteindre les objectifs de réduction d’émissions de CO2 fixés pour 2021, tous les grands équipementiers adaptent aujourd'hui leurs stratégies avec l’introduction de nouvelles technologies qu’ils associent, voire substituent parfois, au diesel et même à l’essence. Pour autant, la plupart de ces stratégies impliquent toujours le recours aux véhicules diesel (qui seront pour certains améliorés) et prévoient l’intégration de modèles hybrides. Cette situation s'explique par les lourds investissements en jeu et les délais d'exécution Il est donc fort probable que le diesel ne disparaîtra pas du jour au lendemain en raison du coût élevé des investissements dans les énergies de substitution et du temps considérable nécessaire pour mettre en œuvre les stratégies associées. Autant de critères que les parties prenantes ne doivent pas mésestimer.

Même si la réputation du diesel a été ternie dans l’opinion publique ces derniers mois, il faut garder à l’esprit que les changements constatés récemment dans les flottes de véhicules diesel des entreprises au profit de l’essence ont concerné spécialement les catégories des petits véhicules. Cette évolution s’explique principalement par la suppression d’une offre diesel (plus onéreuse) dans ces catégories chez les constructeurs et par une transition partielle vers des véhicules électriques (essentiellement hybrides et hybrides rechargeables) sous l'impulsion des avantages fiscaux.

La situation laisse à penser que l'opinion publique en Europe tend à se détourner du diesel. À terme, il conviendra donc de rapprocher progressivement l’offre de la demande sur les marchés de l’occasion. Des pressions s’exerceront vraisemblablement sur les valeurs résiduelles (VR) des véhicules diesel au profit d'autres solutions disponibles à court terme, principalement l’essence, les hybrides (notamment les hybrides rechargeables) et, dans une moindre mesure, les véhicules tout électrique.

 

La mission et l’approche d’Arval

ace aux rapides évolutions de l’environnement réglementaire et du secteur de la construction automobile, Arval a pour mission d’aider ses clients à faire le bon choix en leur apportant son expertise afin de leur permettre d'adopter la technologie la mieux adaptée, que ce soit à court, moyen ou long terme. Les company car policies devront être adaptées dès l’année prochaine. Nous avons repensé notre modèle de coût total de détention (TCO) pour prendre en compte ces nouvelles dynamiques.

Lors de nos discussions sur le TCO, nous encouragerons nos clients à intégrer le paramètre conducteur dans leurs critères, afin de déterminer le meilleur choix (qui s’imposera parfois de lui-même), pour le conducteur, pour l’entreprise et pour l’environnement dans son ensemble. Afin de répondre à ces nouveaux défis, les équipes de Consulting d’Arval peuvent accompagner nos clients dans la composition de leur flotte, tout en les aidant à élaborer ou à revoir leurs politiques en matière de véhicules et de mobilité.

Face à la sensibilisation croissante de l’opinion publique au changement climatique et à l’impact environnemental des véhicules, Arval estime que la responsabilité sociale de l’entreprise devrait, plus que jamais, être une priorité pour ses clients. Notre objectif est non seulement d’informer nos clients dès la publication des conclusions des nouveaux tests, mais aussi de leur proposer nos nouveaux services, tels qu’Arval Active Link, afin de mieux mesurer, surveiller et influencer le comportement de leurs conducteurs et ainsi minimiser l’impact réel de leurs flottes sur l’environnement.

Comme indiqué dans ce livre blanc, les véhicules diesel demeureront, dans de nombreux cas, une option tout à fait pertinente, notamment en raison de leur efficacité énergétique, sachant que les constructeurs prennent actuellement des mesures qui s’avéreront déterminantes pour minimiser leur impact environnemental. Toutefois, de plus en plus souvent, les véhicules hybrides, hybrides rechargeables voire tout électrique s'imposeront comme des alternatives de choix, aux côtés des véhicules essence.

Nous assistons à un changement de l’environnement politique, et cette analyse se fonde sur les informations dont nous disposons actuellement. Il existe des conséquences et options possibles autres que celles évoquées dans le cadre de ce document.